La blatte n’entre pas chez vous : elle emménage
La blatte germanique ne vient jamais du dehors. Elle ne traverse pas un jardin, ne remonte pas d’un égout et ne vole pas jusqu’à votre fenêtre : elle est transportée, dans un carton, un appareil d’occasion, un meuble repris ou un colis. Or Dugny vient de vivre une vague d’emménagements sans équivalent en Seine-Saint-Denis, avec près de mille logements neufs occupés en une seule année. C’est là, et pas ailleurs, que se joue la suite.
Sources : SOLIDEO et ville de Dugny pour le programme du Village des médias ; communication officielle du 21 juillet 2026 pour la dernière tranche ; Insee, superficie et population municipale, millésime 2023.
Un quartier entier peuplé en quelques mois
Dugny tient sur 3,89 kilomètres carrés et compte environ onze mille sept cents habitants. Sur ce territoire réduit s’est produit, en 2025, un événement rare : l’arrivée simultanée de plusieurs centaines de foyers dans des bâtiments qui n’avaient jamais été habités.
Rappelons le contexte. Le Village des médias des Jeux de Paris 2024, construit par la SOLIDEO sur le secteur de l’Aire des Vents, à cheval sur Dugny, Le Bourget et La Courneuve, avait la particularité d’être bâti d’emblée dans sa version définitive : des logements, et non des installations temporaires. Après les Jeux, la reconversion a suivi son cours. Neuf cent cinquante-trois logements ont été livrés en 2025 et sont aujourd’hui habités. Le 21 juillet 2026, la première pierre de la dernière tranche a été posée en présence du ministre de la Ville et du Logement et du préfet de Seine-Saint-Denis, pour cent quarante-cinq logements supplémentaires et un total de six cent quatorze unités attendues d’ici le début de l’année 2028.
Ajoutons ce qui rend la configuration singulière : la mixité des statuts. Le programme associe environ un quart de logements sociaux, un quart de locatif intermédiaire et un quart d’accession, le reste relevant d’autres formules. Concrètement, un même ensemble bâti, avec les mêmes murs et les mêmes réseaux, relève de plusieurs gestionnaires différents : un bailleur social ici, un syndic de copropriété là, un gestionnaire de locatif intermédiaire à côté. Le bâti est continu ; les décisions ne le sont pas.
Pourquoi ces éléments comptent-ils pour un problème de blattes ? Parce que la blatte germanique, celle qui pose problème en logement, n’existe pas à l’état sauvage sous nos climats. Elle ne survit pas dehors en hiver, ne traverse pas un parc, ne remonte pas d’un fossé. Elle vit exclusivement à l’intérieur des bâtiments chauffés, et elle ne se déplace d’un bâtiment à l’autre que d’une seule façon : transportée par nous. Un carton, une caisse, un appareil électroménager, un meuble d’occasion, un colis, un sac de courses.
Un emménagement est donc, par construction, le moment de risque maximal. Non pas parce que les nouveaux arrivants seraient négligents — cette idée est fausse et il faut la retirer tout de suite — mais parce qu’un déménagement consiste précisément à déplacer des centaines d’objets d’un lieu vers un autre, dont beaucoup ont séjourné dans des caves, des garde-meubles, des logements antérieurs ou des circuits de seconde main. Quand plusieurs centaines de foyers accomplissent cette opération sur la même adresse en quelques mois, le nombre d’occasions d’introduction devient considérable.
Voilà l’angle de cette page. À Dugny, la question utile n’est pas « par où sont-elles entrées ? », car la réponse est presque toujours la même : par la porte, dans un objet. La question utile est : quand, chez qui, et jusqu’où est-ce allé depuis ? Le reste de cette page explique comment y répondre — et pourquoi un immeuble neuf, contrairement à ce que tout le monde croit, n’offre aucune protection particulière.
On dit d’une espèce qu’elle est strictement introduite lorsqu’elle ne peut pas s’établir ni se déplacer par ses propres moyens en dehors des bâtiments chauffés. C’est le cas de la blatte germanique en Île-de-France : chaque nouvelle infestation d’un logement résulte d’un transport, jamais d’une colonisation depuis l’extérieur.
Le neuf ne protège pas. Il accélère.
C’est la phrase qui surprend le plus en réunion de copropriété, et c’est pourtant la plus solide. Un bâtiment récent réunit, sans l’avoir voulu, à peu près toutes les conditions favorables au développement de cette espèce.
Prenons les facteurs un par un. Le premier est la température. La blatte germanique est une espèce tropicale d’origine, qui se développe d’autant plus vite que l’ambiance est chaude et stable. Un logement ancien mal isolé connaît des variations, des pièces froides, des périodes de moindre chauffe. Un logement neuf performant maintient une température homogène et régulière dans toutes les pièces, toute l’année. Ce qui constitue un progrès évident pour les occupants supprime, du point de vue de l’insecte, la saison creuse qui aurait ralenti sa progression.
Le deuxième facteur est la continuité des réseaux. Un immeuble récent est construit d’un seul tenant, avec des gaines techniques parfaitement alignées d’un étage à l’autre, des percements réguliers, des trappes de visite normalisées. C’est un atout pour la maintenance et un boulevard pour un insecte qui cherche des cheminements abrités entre logements. Dans un immeuble ancien remanié par tranches, ces circulations sont souvent interrompues par des reprises successives ; dans le neuf, elles sont continues par conception.
Le troisième facteur est le plus contre-intuitif : la qualité des menuiseries. Une bonne étanchéité à l’air retient la chaleur et l’humidité produites par la cuisine et la salle d’eau. Elle réduit les courants d’air et stabilise l’ambiance. Une cuisine neuve et bien conçue, où l’on cuisine tous les jours, offre en permanence les trois éléments dont l’insecte a besoin : chaleur, humidité et nourriture, à moins de trois mètres les uns des autres.
Le quatrième facteur tient au mobilier intégré. Les cuisines équipées modernes multiplient les interstices : caissons posés sur socle, plinthes clipsées, colonnes techniques encastrées, électroménager encastré dont le moteur reste tiède en permanence. Ce sont exactement les gîtes que recherche l’espèce, qui a besoin d’un contact étroit avec les parois pour se sentir en sécurité. Une cuisine des années soixante-dix, avec ses meubles indépendants écartés du mur, en offre paradoxalement moins.
Que faut-il en conclure ? Certainement pas qu’il vaudrait mieux habiter un logement ancien : ce serait absurde. La conclusion utile est ailleurs. Elle est que la vigilance ne doit pas baisser parce que le bâtiment est récent, et qu’un signalement dans un immeuble neuf doit être pris au sérieux immédiatement, sans passer par la phase, très fréquente, où l’on suppose une erreur d’identification. Nous voyons régulièrement des situations où trois mois ont été perdus à ne pas y croire.
Vrai ou faux : huit idées reçues
Sur ce sujet, les convictions communes sont fausses plus d’une fois sur deux, et certaines d’entre elles font perdre des semaines. Répondez à chaque affirmation : la correction s’affiche immédiatement, et votre score se met à jour.
Huit affirmations, une correction à chaque fois
Le score n’a aucun enjeu : ce sont les corrections qui comptent.
Ces corrections décrivent le comportement de la blatte germanique, l’espèce très majoritairement rencontrée en logement. D’autres espèces existent, notamment la blatte orientale que l’on trouve plutôt dans les sous-sols frais et les réseaux, et dont certaines caractéristiques diffèrent. L’identification fait partie du diagnostic, précisément parce qu’elle change la méthode.
Ce que vous voyez n’est jamais tout
L’espèce est nocturne et fuit la lumière. Les individus visibles en journée sont une fraction infime de la population réelle, et cette disproportion explique l’essentiel des erreurs d’appréciation.
Commençons par le point qui change tout. Une blatte germanique aperçue en pleine journée, sur un plan de travail ou un mur éclairé, n’est pas un individu isolé qui se serait égaré. C’est presque toujours le signe que les gîtes habituels sont saturés et qu’une partie de la population est contrainte de sortir aux heures où elle ne le ferait pas. Autrement dit, l’observation diurne n’est pas un début d’infestation : c’est souvent un stade déjà avancé.
Les indices les plus fiables ne sont pas les insectes eux-mêmes. Le premier est constitué des déjections, de très petits points noirs semblables à du poivre moulu, agglomérés dans les angles de caisson, sur les charnières, derrière les plinthes et au sommet des meubles hauts. Leur localisation dessine la carte des gîtes bien mieux qu’une observation ponctuelle, et elle survit au ménage courant parce qu’elle se trouve là où l’éponge ne va jamais.
Le deuxième indice est l’enveloppe d’œufs, appelée oothèque : une capsule brune de quelques millimètres, allongée et striée. Chez cette espèce, la femelle la porte presque jusqu’à l’éclosion, ce qui a une conséquence pratique importante — les œufs se déplacent avec elle et sont protégés de la plupart des traitements de surface. C’est l’une des raisons pour lesquelles un traitement unique ne suffit jamais et pour lesquelles un second passage est nécessaire.
Le troisième indice est l’odeur. Une population installée depuis plusieurs mois dégage une odeur caractéristique, douceâtre et un peu écœurante, perceptible en ouvrant un meuble bas resté fermé. Beaucoup d’occupants la remarquent sans l’identifier, et la mettent sur le compte de l’humidité ou d’une évacuation. Quand elle est présente, elle indique une ancienneté qui se compte en mois, pas en semaines.
Enfin, il faut parler des mues et des jeunes. Les individus immatures sont beaucoup plus petits que les adultes, très sombres, et restent presque exclusivement dans les gîtes. Voir des jeunes signifie que la reproduction a lieu sur place, ce qui est une information autrement plus importante que le nombre d’adultes aperçus. Un logement où l’on ne voit que quelques adultes mais où l’on trouve des jeunes derrière une plinthe est bien plus atteint qu’un logement où l’on a vu deux adultes et rien d’autre.
Le bon réflexe n’est pas de chercher des insectes mais de chercher des traces, et de les chercher là où l’on ne nettoie jamais : sommet des meubles hauts, charnières, arrière de l’électroménager, dessous de plan de travail, encadrement de la trappe de gaine. Trente minutes d’inspection méthodique valent mieux que trois semaines d’observations au hasard.
Les dix-huit premiers mois
Dans un immeuble récemment livré, tout se joue sur une période courte. Cliquez sur un jalon de la frise pour voir ce qui se passe à ce moment-là, ce qui est encore possible, et ce qui devient coûteux.
De l’emménagement au dix-huitième mois
Six jalons. La barre se remplit jusqu’à celui que vous ouvrez.
Six jalons cliquables. Le jalon actif s’agrandit et la barre se remplit jusqu’à lui.
- Ce qui se passe
- Ce que l’on voit
- Ce qu’il faut faire
Cette chronologie décrit une progression typique en logement chauffé, non une règle mécanique : le rythme réel dépend de la température, de la disponibilité de nourriture, de la configuration du bâtiment et du moment où quelqu’un décide de parler. Certains logements restent à un stade précoce pendant très longtemps, d’autres franchissent ces étapes plus vite. Ce que la frise montre avec certitude, en revanche, c’est que le coût et la difficulté augmentent avec le temps écoulé, jamais l’inverse.
On ne traite pas un logement, on traite un palier
C’est la règle la moins respectée et la plus déterminante. Traiter un appartement seul dans un immeuble où deux voisins sont concernés revient à repousser le problème de quelques semaines, pour un coût qui aura été dépensé deux fois.
Le raisonnement est simple. Un logement traité devient hostile : la population qui s’y trouvait décline, mais une partie tente de fuir vers un environnement plus favorable. Si le logement voisin est concerné et non traité, il joue le rôle de réservoir et réalimente le premier dès que l’effet du traitement s’estompe. On observe alors un scénario que tous les gardiens connaissent : un appartement « guéri » qui redevient positif deux mois plus tard, sans que rien n’ait changé chez ses occupants.
L’unité pertinente est donc le palier élargi : le logement signalant, ses voisins directs sur le même niveau, ainsi que celui du dessus et celui du dessous. Cela représente en général quatre à six logements, et c’est le périmètre minimal à faire ouvrir le même jour. Sur un immeuble récent, où les gaines et les percements sont parfaitement alignés d’un étage à l’autre, cette règle vaut plus encore qu’ailleurs.
La difficulté n’est pas technique, elle est organisationnelle. Obtenir six accès le même matin suppose de prévenir, de fixer un créneau, de relancer et parfois de convaincre. À Dugny, cette difficulté est augmentée par la structure du programme : un même bâtiment peut relever d’un bailleur social pour une partie de ses lots, d’un syndic de copropriété pour une autre et d’un gestionnaire de locatif intermédiaire pour une troisième. Trois interlocuteurs, trois calendriers, trois budgets — pour un bâti parfaitement continu.
Que faire dans cette configuration ? Trois choses. D’abord, faire établir un constat écrit unique couvrant l’ensemble des logements concernés, quel que soit leur statut : c’est le document qui permet à chaque gestionnaire de décider sur la même base. Ensuite, proposer une date commune plutôt que trois interventions successives, ce qui est aussi moins cher pour chacun. Enfin, désigner un point de contact unique, souvent le gardien ou un membre du conseil syndical, qui centralise les signalements et évite que chaque occupant écrive de son côté à un destinataire différent.
Un mot enfin sur ce qu’il ne faut pas faire, parce que c’est fréquent et coûteux. Traiter uniquement les parties communes est inutile pour cette espèce, qui ne vit pas dans les couloirs mais dans les cuisines et les salles d’eau. Inversement, traiter les logements en oubliant les locaux techniques, le local à ordures et les commerces en pied d’immeuble laisse en place des réservoirs qui alimenteront à nouveau les étages. Le cadre de responsabilité de chacun est détaillé sur notre page consacrée aux obligations en matière de nuisibles.
Le tableau de bord du gestionnaire
Huit points déterminent si une opération tiendra ou non. Positionnez chacun sur trois états — fait, engagé, pas fait — et la barre vous indique où vous en êtes réellement. Aucun coefficient caché : le calcul est affiché.
Où en êtes-vous vraiment
Huit points, trois positions possibles, un décompte honnête.
Pourquoi le gel, et pourquoi jamais la bombe
Le geste le plus courant est aussi le plus contre-productif. Avant de parler de ce que nous faisons, il faut expliquer pourquoi les aérosols vendus en grande surface aggravent presque toujours la situation.
Un aérosol ou un fumigène agit par contact et par diffusion dans l’air. Il tue les individus exposés, c’est-à-dire ceux qui se trouvaient à découvert au moment de l’application, soit une petite minorité. Surtout, il produit deux effets indésirables majeurs. Le premier est la dispersion : les insectes fuient la zone traitée et se répartissent dans des volumes jusque-là indemnes, y compris chez les voisins par les gaines et les percements. Une infestation localisée à la cuisine devient une infestation de l’appartement, puis de plusieurs logements.
Le second effet est l’aversion. Les surfaces imprégnées de produit répulsif deviennent évitées, ce qui compromet l’efficacité du traitement professionnel qui suivra. Nous rencontrons régulièrement des logements où l’occupant, de bonne foi, a pulvérisé pendant des semaines avant d’appeler : le travail y est plus long et plus difficile qu’il ne l’aurait été sans aucune intervention préalable.
La méthode de référence aujourd’hui repose sur des gels appâts, déposés en points de très faible volume aux endroits précis où les insectes circulent et se cachent. Le principe est différent : il ne s’agit pas de créer une barrière mais d’exploiter le comportement de l’espèce. Les individus consomment l’appât, retournent dans leur gîte, et le produit s’y diffuse par les contacts entre individus et par les déjections. Le traitement atteint ainsi des animaux qui n’ont jamais rencontré directement le produit, y compris à l’intérieur des gîtes que l’on n’aurait pas pu ouvrir.
Cette méthode impose deux contraintes que nous expliquons systématiquement. La première : ne pas nettoyer les points de gel. Ils sont discrets, placés hors des zones de préparation alimentaire, et un ménage énergique qui les efface annule le traitement. La seconde : ne pas pulvériser d’insecticide après notre passage, pour ne pas rendre les points répulsifs. Ces deux consignes paraissent triviales et sont pourtant la première cause d’échec.
Vient enfin la question du nombre de passages. Comme la femelle porte son enveloppe d’œufs jusqu’à l’éclosion, une partie de la génération suivante échappe au premier traitement. Un second passage à trois semaines environ vise précisément cette génération. Sur une situation installée, un troisième contrôle est souvent nécessaire. Toute proposition annonçant une éradication en une visite unique doit être regardée avec méfiance : elle décrit un résultat que la biologie de l’espèce ne permet pas.
Ce qui aide réellement : dégager l’accès sous l’évier et derrière l’électroménager, vider les meubles bas de la cuisine, ranger les denrées ouvertes dans des contenants fermés, et signaler les endroits où vous avez vu quelque chose. Ce qui ne sert à rien, voire nuit : faire un grand nettoyage à l’eau de javel la veille, qui efface les traces utiles au diagnostic sans réduire la population.
Les trois scénarios d’un même immeuble
Même bâtiment, même signalement de départ, trois décisions différentes. Basculez d’un scénario à l’autre pour comparer ce qui se passe à un mois, à trois mois et à un an.
Une décision, trois issues
Le point de départ est identique dans les trois cas.
Ces trois trajectoires sont des descriptions qualitatives fondées sur ce que nous observons en immeuble, et non des projections chiffrées : aucune n’affirme un nombre de logements ni une probabilité. Le point de départ commun est un signalement isolé dans un immeuble collectif chauffé. Ce que la comparaison illustre est la différence de coût et de difficulté selon le moment et l’échelle de la décision, pas un résultat garanti.
Établir le périmètre, puis traiter en une seule fois
À Dugny, notre travail commence avant l’application : il consiste à déterminer jusqu’où va réellement la situation, à obtenir les accès correspondants et à faire intervenir sur tous ces logements le même jour. C’est cette organisation, bien plus que le produit employé, qui décide du résultat.
- Identification de l’espèce — la méthode diffère selon qu’il s’agit d’une blatte germanique ou d’une espèce de sous-sol, et cette distinction se fait sur place.
- Inspection des gîtes réels — socles, charnières, arrière d’électroménager, colonnes techniques, plutôt que les surfaces visibles.
- Délimitation du palier élargi — voisins de niveau, logement du dessus et du dessous, locaux techniques attenants.
- Constat écrit unique — un seul document couvrant tous les lots concernés, quel que soit leur statut d’occupation.
- Traitement simultané par gel appât — dépôts discrets aux points de circulation, hors zones de préparation alimentaire.
- Aucun aérosol, aucun fumigène — pour ne pas disperser la population ni rendre les points d’appât répulsifs.
- Second passage à trois semaines — calé sur l’éclosion des œufs portés, avec contrôle de la consommation des points.
- Consignes écrites aux occupants — ce qu’il faut faire, ce qu’il ne faut surtout pas faire, en une page lisible.
- Contrôle des zones communes liées — local à ordures, locaux techniques, commerces en pied d’immeuble le cas échéant.
- Rapport transmissible — utilisable par un syndic, un bailleur ou un gestionnaire de locatif intermédiaire, avec le périmètre traité et les suites recommandées.
Ce que coûte un traitement à Dugny
Des planchers indicatifs. Le montant réel dépend du nombre de logements ouverts le même jour, de la surface de cuisine et de salle d’eau à couvrir, et du nombre de passages nécessaires selon l’ancienneté de la situation.
Montants indicatifs de départ, hors devis personnalisé. Le facteur qui fait varier une facture ici est le nombre de logements ouverts simultanément : six lots traités sur une même matinée coûtent nettement moins cher par logement que six interventions séparées, parce que l’essentiel du temps passe dans l’accès et la préparation. Le diagnostic et le constat écrit sont gratuits, y compris lorsqu’ils concluent qu’un traitement n’est pas nécessaire.
Ce que demandent les Dugnysiens
Mon logement est neuf, comment est-ce possible ?
C’est possible parce que l’espèce ne vient pas du bâtiment mais de ce qu’on y apporte. Une caisse rangée depuis des mois, un lave-linge racheté d’occasion, une commode reprise à un ancien voisin : n’importe lequel de ces objets suffit, et un bâtiment récent n’y oppose aucune barrière. Il faut ajouter que le neuf réunit des conditions favorables : température homogène toute l’année, gaines parfaitement continues et cuisines équipées riches en interstices. La nouveauté du bâti n’est donc ni une garantie ni une explication, et ce n’est surtout pas le signe d’un défaut de construction.
Est-ce une question de propreté ?
Non, et cette idée fait beaucoup de dégâts. Un logement impeccablement tenu peut être concerné dès lors qu’un objet contaminé y est entré, et l’espèce se contente de quantités de nourriture infimes, invisibles à l’œil nu. Ce que la propreté change, c’est la vitesse de développement une fois l’introduction faite, pas l’introduction elle-même. Le principal effet de cette croyance est de retarder les signalements, parce que les occupants ont honte d’en parler, ce qui laisse le temps à la situation de s’étendre.
Qui doit payer, le locataire ou le propriétaire ?
Cela dépend de l’origine et de l’étendue. Lorsque plusieurs logements sont concernés ou que les parties communes et les gaines sont en cause, la charge relève du bailleur, du syndicat ou du gestionnaire, car aucun occupant ne peut agir sur ces volumes. Lorsque la situation est strictement limitée à un logement, la discussion est différente. Dans les faits, en immeuble collectif, la très grande majorité des situations dépasse le lot unique. Notre page sur le partage des obligations détaille le cadre applicable.
Mon voisin refuse l’accès, l’intervention sert-elle encore ?
Elle sert, mais avec un résultat partiel que nous annonçons clairement. Nous traitons les logements accessibles ainsi que les volumes communs, et nous inscrivons dans le rapport quels lots n’ont pas pu être ouverts. Ce document a une utilité concrète : il permet au gestionnaire de relancer formellement, et il évite qu’on impute plus tard l’échec au traitement lui-même. Dans beaucoup de cas, le voisin réticent accepte au passage suivant, une fois qu’il constate que la démarche est collective et sans reproche.
Faut-il jeter mes meubles ou mon électroménager ?
Presque jamais, et il ne faut surtout pas le faire dans la précipitation. Un appareil peut être traité sur place, et sortir un meuble infesté par la cage d’escalier est le meilleur moyen d’ensemencer le reste de l’immeuble. Si un élément doit vraiment être évacué, cela se fait après traitement, emballé, et par un itinéraire convenu. Les mises au rebut spontanées déposées dans le local à ordures sont l’une des causes les plus fréquentes de propagation dans un bâtiment.
Combien de temps avant que ce soit terminé ?
Sur une situation récente et bien délimitée, on observe généralement une chute nette en deux à trois semaines, confirmée au second passage. Sur une situation installée depuis plusieurs mois et étendue à plusieurs logements, il faut compter deux à trois mois avec des contrôles rapprochés. Le facteur décisif n’est pas le produit mais le périmètre : une opération complète sur un palier donne un résultat durable là où des interventions successives logement par logement peuvent s’étirer indéfiniment.
Le traitement est-il compatible avec des enfants ou des animaux ?
Les gels appâts sont déposés en très petits points, dans des endroits inaccessibles au quotidien : sous les caissons, derrière l’électroménager, dans les angles de meubles fermés. Ils ne sont ni pulvérisés dans l’air ni appliqués sur les surfaces de préparation, ce qui constitue précisément l’un de leurs avantages sur les produits en aérosol. Nous indiquons chaque emplacement dans le rapport et donnons les consignes correspondantes, notamment celle de ne pas nettoyer ces points.
Je viens d’emménager, que puis-je faire dès maintenant ?
Trois gestes utiles et gratuits. Inspectez à l’arrivée le dessous et l’arrière de tout appareil d’occasion avant de l’installer, en particulier le compartiment moteur qui reste tiède. Déballez les cartons venus d’un garde-meuble ou d’un logement antérieur à l’extérieur ou dans l’entrée plutôt qu’en cuisine, et évacuez-les rapidement au lieu de les stocker. Enfin, si vous voyez quoi que ce soit, signalez-le tout de suite au gardien ou au gestionnaire : dans les premières semaines, une situation se règle en une visite.
Autour de Dugny
Nous intervenons à Dugny et dans les communes voisines de Seine-Saint-Denis, en logement comme en établissement recevant du public. Quelques pages utiles selon votre situation.
Faisons établir le vrai périmètre
Diagnostic gratuit à Dugny, en logement individuel comme à l’échelle d’un immeuble. Nous identifions l’espèce, délimitons les logements réellement concernés et remettons un constat écrit utilisable par tous les gestionnaires du bâtiment.